Je coche, tu coches, nous cochons …

La « coche » est l’un des objectifs du naturaliste, amateur, passionné, néophyte, éclairé, spécialisé …. On espère rêve tous de La coche. Celle qui nous pousse à sortir tôt le matin, qui nous fait nous coucher tard le soir … Il y a toute sorte de cocheur. L’opportuniste, le cocheur fou, le cocheur chanceux, le cocheur méritant, d’ailleurs, peut-on réellement mériter une coche ? Bon je m’égare revenons au début, à l’origine. Cocher, à la base, c’est inscrire une nouvelle espèce à la liste de animaux que l’on a pu observer. On inscrit une coche (check) dans le livre à coté du nom de l’espèce.

Pour le coup, je m’étais donné un objectif au niveau des serpents, cette année, en terme de coche pour me motiver à diversifier mes sorties, à rechercher plus spécifiquement certaines espèces qui me manquaient encore. J’ai pu en réaliser quelques unes et c’est à chaque fois une émotion particulière. Lorsque dans le faisceau de la lampe, la silhouette du serpent et les couleurs qui apparaissent indique qu’un s’agit une espèce nouvelle.

Ma dernière coche ophidienne était pour le coup assez inattendue et est venue ouvrir inaugurer un week end qui s’est révélée être très riche, dont vous pouvez trouver les photos dans l’article précédent. Mais ce Micrurus psyches méritait un article pour lui tout seul, tant pour sa beauté que sa rareté.

 

Le corail segmenté est un Elapidae dont le venin est potentiellement mortel. De la même grande famille que les cobras ou les mambas. Avec le Micrurus collaris – Corail obscure, il ne présente pas la livrée caractéristiques des corails du plateau des Guyanes, l’alternance d’anneau blanc, coloré et noirs en triade qui permet généralement de différencier les faux-corails des vrais. Cet individu mesure une quarantaine de centimètres.

La route du marais

Il était une route, sinueuse et torturée. Un passage mystérieux qui frayait un chemin à ceux qui le veulent, au cœur de la forêt, par le sommet de la montagne, jusqu’au marais.

Je l’ai parcouru cet itinéraire. De nombreuses fois exploré les layons qui s’en échappent, pour fuir le goudron transpirant. Et la sylve de kaw m’a offert des kyrielles de surprises. De nombreuses coches et de belles observations ont été faites dans ces bois. Le week end dernier n’a pas fait exception.

A lil’ jump … once again

Allez, une petite série sur le lac avec quelques observations pas piquées des hannetons 🙂
J’ai profité de la présence de mes parents en vacances, pour les amener sur le lac et on a eu le privilège de faire une ou deux rencontres assez inhabituelles, je vous laisse découvrir.