+

Le roi solitaire

Petit Saut

C’était l’histoire de deux gars. Deux jeunes hommes, réunis par la Guyane et guidés par leur passion commune de la nature et de la photographie. Une belle amitié en somme, mais en fait, tout bien réfléchi, c’était plutôt  l’histoire d’un animal. Attention, il ne s’agit pas de n’importe quel animal. Vous savez. Cet animal ! Vous voyez de quoi je parle ? Tellement majestueux et unique que tous les autres animaux d’un commun accord, le nomment le Roi de la forêt.

Un félin, le plus imposant de la jungle amazonienne, mais pourtant si discret, si furtif. Tellement furtif que très peu finalement peuvent se targuer de l’avoir rencontré. Si furieusement furtif qu’il en devient glissant, fuyant. Parce que finalement c’est de ça qu’il s’agit. Dans toute cette histoire, ce qui ressort, c’est cet évitement sournois, cette esquive permanente, cette dérobade perpetuelle. Cette non rencontre, ce non-lieu, mais pas même un statut quo ! En effet, une chose qui est sûre, c’est que le gros chat lui, a du bien rigoler pendant toutes ces années à jouer à cache cache, à observer cet étrange duo évoluer maladroitement et tappageusement sous le couvert des arbres.

Petit Saut
Pourtant le chat avait déjà pointé le bout de sa truffe dans cette zone, des amis à eux l’avait même pris. Alors sans relâche, depuis maintenant plusieurs années, le duo revenait trainer ses objectifs dans le coin, multipliant les sorties, sans perdre espoir.

canard musqué 01 petit saut 13.10
Le week end dernier encore nous avions décidé de passer trois jours sur le lac avec quelques amis. Au programme, un peu de pèche, un peu de sieste, quelques jeux de sociétés, mais surtout beaucoup de balade !

Petit Saut

Le niveau du lac commence à redescendre, l’eau se retire petit à petit découvrant des berges propices à l’observation de la faune. Cabiais, biches sont régulièrement observés en cette saison, mais aussi quelques félins. Enfin pour les derniers cités, vous vous en doutez … pas par nous.

DSC_9731

Les trois jours s’écoulent tranquillement au rythme du soleil. Les observations sont chouettes et les aras sont particulièrement au rendez vous.

Mais déjà il est l’heure de rentrer. Toujours sans jaguar. Un petit froissement de déception à l’intérieur, mais on se console déjà en pensant au prochain séjour.

Petit Saut

Sur le retour une bonne averse fait sortir les singes comme les aras, et bien que les moteurs rugissant propulsent les pirogues à vive allure nous faisons quelques arrêts pour observer la faune qui s’offre à nos regards.

ara 03 petit saut 13.10

_DSC2907DSC_9754
Bientôt la moitié du trajet de retour accomplie, il nous reste encore une bonne heure de pirogue lorsque nous voyons une troisième embarcation que nous devinons être celle de Ronan, un ami guide, revenir vers nous. Lui aussi était sur le chemin du retour pour ramener ses touristes au dégrad, lorsqu’il a aperçu des cabiais. C’est en les suivant qu’une personne de son groupe a vu le jaguar posé sur la berge. Le félin surpris a rapidement pris la poudre d’escampette pour disparaître dans la forêt. C’est avec un air désolé que Ronan, connaissant notre quête nous raconte que l’observation vient d’avoir lieu, moins d’une minute avant que nous arrivions. On attend quelques minutes en discutant puis nous remettons conjointement le cap avec nos trois pirogues vers la berge ou le jaguar se prélassait. Mais le passage ne donne rien.
Ronan repart avec son groupe, mais nous décidons de rester dans le coin quelques temps. Impensable pour nous de ne pas se donner une chance, même si elle est infîme. Nous éteignons les moteurs et nous mettons à l’affût sur l’îlot d’en face.

Nous observons des toucans, des singes hurleurs et toute une nuée de perroquet mais pour le moment, pas la moindre ocelle à l’horizon. Mélange d’excitation, d’appréhension et pointe de jalousie aussi. Nous reécrivons le scénario, encore et encore, si nous ne nous étions pas arrêtés pour les singes hurleurs, c’est nous qui serions passés les premiers ! Les minutes passent en silence, filant doucement vers la fin du jour. Il nous reste encore un bon bout de chemin en pirogue, sans compter le retour en voiture et nous travaillons demain matin.

baboune 01 petit saut 13.10

Mais difficile de partir comme ça, alors nous décidons de faire le tour de l’île. En dépassant une petite pointe, nous apercevons un mouvement sur la berge ! Sursaut ! Coeur qui monte ! Ce n’est qu’un cabiai, surement un de ceux que Ronan a vu tout à l’heure. Nous continuons le tour de l’île sans rien apercevoir, jusqu’à l’endroit où le jaguar s’est réfugié dans la végétation. Un dernier virage avant de reprendre le chemin du retour et là dans le coin de l’oeil. Une tâche plus claire. Il est là !! Il nous regarde !!!

Petit Saut

Vite ! couper le moteur, refermer le bouchon de la pirogue, sortir l’appareil, déclencher en espérant que les réglages soient à peu près corrects ! Il nous fixe ! L’autre pirogue a bien vu et compris ce que nous avions sous les yeux, mais n’arrivent pas à discerner le félin dans l’ombre !
Petit Saut

Nous essayons de leur montrer avec des signes la direction mais les gestes qu’ils nous adressent témoignent bien que leurs regards sont toujours dans le flou.
Nous décidons de tenter un chuchotement, un murmure un peu accentué, d’une pirogue à l’autre. Mais c’était plus que ce que le jaguar pouvait en supporter. Montrant les babines pour exprimer son mécontetement de voir le silence brisé, il fait demi tour, refusant de se livrer aux regards de nos amis.

_DSC2945

Difficile de mesurer l’instant. Combien de temps cela a-t-il duré ? quelques secondes ? quelques dizaines de secondes ?  plusieurs minutes ? Finalement, ce sont les exifs qui nous apprendrons que le Roi de la jungle s’est laissé observer environ 45 secondes avant de se fondre dans la végétation.

jaguar 01 petit saut 13.10

Nous resterons encore une vingtaine de minutes à attendre une hypothétique réapparition, avant à notre tour, de prendre le chemin de la maison.

A nouveau la nature nous a offert un autre souvenir impérissable, une rencontre, unique, privilégiée, qui restera à jamais dans nos souvenirs.

Petit Saut

Crédit photo :
Jacklyn Durrenberger
Julien Morand
Audric Broux

+

La web série avance !!!

Nous venons de sortir un nouvel épisode !

Le première partie d’une expédition pour rallier la savane roche Annabelle, un beau périple en compagnie de quelques amis, avec pour objectif de trouver la dendrobate à tapirer, une grenouille colorée dont le morphe varie en fonction de la localité géographique. Une petite merveille de la nature et encore un mystère pour la science !

+

Les vipères de l’amazone

Haaaa la vipère. Le grage, comme on l’appelle ici. Ce serpent est source de bien des fantasmes, malheureusement, souvent très négatifs. Il est vrai que les membres de cette famille d’ophidien sont dangereux, et potentiellement mortels mais ils sont loin d’être méchants, ni de mériter la réputation qu’on leur donne. Quand on regarde le nombre d’accident comparés au nombre de rencontre avec le grage, finalement, quand on se fait mordre c’est vraiment qu’on joue de malchance. J’ai croisé la route de plusieurs dizaines voir centaines d’individus, et quelques fois, mon pied s’est même posé à quelques centimètres de l’animal, mais je n’ai jamais été mordu. Paradoxalement, mon père, le lendemain de son arrivée sur le territoire s’est fait mordre, lors de notre première incursion en forêt primaire. Cela lui a finalement valu une belle frayeur et un séjour à l’hopital, mais aujourd’hui il n’en garde absolument aucune séquelle.

Le plus courant, et aussi le responsable de la plupart des morsures en Guyane est le Bothrops atrox – Grage carreaux ou grage fer de lance. En effet il s’adapte très bien à l’anthropisation du territoire, et se trouve donc dans les zones péri-urbaines voir urbaines. Un individu qui semait la panique a été récupéré par les gendarmes en plein Kourou il y a de cela quelques semaines. En tout, on compte six vipéridaes sur le plateau des Guyanes, et avec des moeurs bien différents. Du crotale des savanes, qui comme son nom l’indique, ne vit pas en forêt mais dans les savanes du littoral (un biotope par ailleurs en danger), au grage jaquot – Bothrops bilineatus, purement arboricole et vivant seulement en forêt primaire très peu impactée par l’homme, en passant par le mystérieux grage lichen – Bothrops taeniatus, vu une seule fois en Guyane par des herpétologues il y a bien des années, mais bien présent de l’autre coté du Maroni, au Suriname.

Voici donc les grages du plateau des Guyane :

Bothrops atrox – Grage carreaux ou grage fer de lance

Bothrops brazili – Grage petit carreaux ou grage orangé

Bothriopsis bilineatus – Grage jaquot

Bothriopsis taeniatus – Grage lichen (ces individus n’ont pas été trouvé en Guyane)

Crotalus durissus – Crotale des savanes ou serpent à sonnette

Lachesis muta – Grage grand carreaux ou maitre de la brousse

Quelques unes de ces photos, vous l’avez surement remarqué dans le copyright appartiennent à un collègue et ami, Vincent Premel. Je vous encourage à aller faire un tour surson site, il en vaut le détour : http://vincentpremel.com/

PS : Le titre est plus poétique que scientifique, le plateau des Guyanes n’est qu’une petite partie de l’Amazonie et il existe d’autres espèces de viperidés dans d’autres pays amazoniens.

 

+

Pure

Allez, puisqu’on bosse là dessus pour l’asso, autant en faire profiter certains en avant première !

J’essaie de faire un maximum d’espèce de reptiles guyanais sur Fond Blanc histoire de mettre en valeur les critères d’identification de toutes ces bestioles fascinantes, voila un extrait des photos traitées ces derniers jours.

 

 

Toutes les photos sont miennes bien sur, le logo est juste celui de CERATO, l’Association Herpetologique de Guyane.

Pour information, les animaux sont capturés pour ce genre de clichés, dans la mesure du possible les photos sont prises sur place, et quand ça n’est pas possible les individus sont relachés au plus près de leur lieu de capture, sauf quand celui ci est dangereux pour le serpent (centre ville, zone industrielle …) dans ce cas le spécimen est relocalisé dans un milieu qui lui sera favorable.

+

Parenthèse ophidienne

Notre projet vidéo nous prends pas mal de temps et d’énergie lors de nos sorties, sans parler de nos boulots respectifs et des diverses activités associatives… J’ai moins de temps à consacrer à ce blog. Mais on ne résiste pas à l’appel de la photo indéfiniment. Alors si un article un peu plus long est en cours de rédaction sur l’expédition de dix jours en forêt profonde avec une bande de potes, je me dis que ça ne va pas me couter grand chose de mettre des extraits de quelques séances photos volées au détour d’une après midi oisive (ou pas) Et puis parce que malgré le ciel dégagé et la météo qui tire au sec, on a quand même croisé quelques bestioles sympatiques.

+

Birding at dry season !

De retour de vacances, je retrouve la saison sèche dans ma chère et tendre Guyane Française. Alors puisque l’heure n’est (pas trop) aux reptiles et amphibiens, je délaisse le macro pour monter le téléobjectif. Et c’est parti pour de l’ornitho 🙂

Avec déjà trois coches : le koulik, j’en rêvais depuis un petit bout de temps, et là on a pu l’observer pendant presque quinze minutes, avec en prime un groupe d’ariels qui passaient par là.  Malheureusement il n’a pas vraiment fait d’effort pour prendre la pose, contrairement à ses cousins. La deuxième ? ce sublime trogon à queue noire qui nous a fait rendu la vie difficile à le suivre de branches en branches. Et enfin ce manakin tijé, tout aussi magnifique, mais qui n’a pas (pour le moment) voulu nous montrer son plus beau profil.

+

Je coche, tu coches, nous cochons …

La « coche » est l’un des objectifs du naturaliste, amateur, passionné, néophyte, éclairé, spécialisé …. On espère rêve tous de La coche. Celle qui nous pousse à sortir tôt le matin, qui nous fait nous coucher tard le soir … Il y a toute sorte de cocheur. L’opportuniste, le cocheur fou, le cocheur chanceux, le cocheur méritant, d’ailleurs, peut-on réellement mériter une coche ? Bon je m’égare revenons au début, à l’origine. Cocher, à la base, c’est inscrire une nouvelle espèce à la liste de animaux que l’on a pu observer. On inscrit une coche (check) dans le livre à coté du nom de l’espèce.

Pour le coup, je m’étais donné un objectif au niveau des serpents, cette année, en terme de coche pour me motiver à diversifier mes sorties, à rechercher plus spécifiquement certaines espèces qui me manquaient encore. J’ai pu en réaliser quelques unes et c’est à chaque fois une émotion particulière. Lorsque dans le faisceau de la lampe, la silhouette du serpent et les couleurs qui apparaissent indique qu’un s’agit une espèce nouvelle.

Ma dernière coche ophidienne était pour le coup assez inattendue et est venue ouvrir inaugurer un week end qui s’est révélée être très riche, dont vous pouvez trouver les photos dans l’article précédent. Mais ce Micrurus psyches méritait un article pour lui tout seul, tant pour sa beauté que sa rareté.

 

Le corail segmenté est un Elapidae dont le venin est potentiellement mortel. De la même grande famille que les cobras ou les mambas. Avec le Micrurus collaris – Corail obscure, il ne présente pas la livrée caractéristiques des corails du plateau des Guyanes, l’alternance d’anneau blanc, coloré et noirs en triade qui permet généralement de différencier les faux-corails des vrais. Cet individu mesure une quarantaine de centimètres.

+

La route du marais

Il était une route, sinueuse et torturée. Un passage mystérieux qui frayait un chemin à ceux qui le veulent, au cœur de la forêt, par le sommet de la montagne, jusqu’au marais.

Je l’ai parcouru cet itinéraire. De nombreuses fois exploré les layons qui s’en échappent, pour fuir le goudron transpirant. Et la sylve de kaw m’a offert des kyrielles de surprises. De nombreuses coches et de belles observations ont été faites dans ces bois. Le week end dernier n’a pas fait exception.

+

A lil’ jump … once again

Allez, une petite série sur le lac avec quelques observations pas piquées des hannetons 🙂
J’ai profité de la présence de mes parents en vacances, pour les amener sur le lac et on a eu le privilège de faire une ou deux rencontres assez inhabituelles, je vous laisse découvrir.

+

Un petit saut pour le fleuve, un grand pas …

sunset 01 petit saut mars 2018

Haaa, le lac de petit saut, ses myriades d’îlots, ces kyrielles de troncs morts qui essaient de tendre encore un peu vers le ciel, écho lugubre de la majesté qui autrefois habitait cette forêt. Désormais noyée. Exécutée sur l’autel de la consommation énergétique d’une humanité égoïste et orgueilleuse.
Aujourd’hui devenu un haut lieu de l’observation animale, ce sanctuaire encore quelques peu préservé par endroit de l’impact nocif de l’orpaillage ou du braconnage. Je dis bien par endroit, puisque l’orpaillage illégal et ses conséquences sont bien présents sur le plan d’eau, mais heureusement pas partout.

Bref, ce refuge pour moi, pour nous, loin des bruits de la ville et de son agitation. Où nous avons maintenant nos petites habitudes lorsque nous nous élançons, poupe au vent à la rencontre de la faune sauvage. Une fois encore, les « classiques » étaient au rendez vous, avec une belle surprise tout de même, deux groupes de capucins blanc, une espèce de primate très rare dans le nord du département, pour tout dire ma première observation de ce singe.

Pour l’anecdote, des amis photographes s’étaient rendu pour la première fois sur le lac la semaine précédente et ils en sont revenus avec une série d’observations assez fabuleuse et photos hallucinantes. Cinq jaguars en trois jours, ce félin que j’ai déjà traqué avec des pièges photos mais dont j’ai vu la queue seulement via l’écran des caméras automatiques … Un boa canin en plein jour et d’autres trucs de folie. Bref, j’attendais donc à mon tour de croiser le félin mais ça n’a pas été pour cette fois. Il se fait encore désirer le bougre, même si la biche qui traversait m’a offert un bel ascenseur émotionnel je doit dire. La prochaine fois ?

 

+

Biche, o ma biche !

Plusieurs espèces de cervidés bondissent dans la jungle guyanaise. Des proies de choix pour les prédateurs, du jaguar à l’homme, en passant par le caïman et l’anaconda. Les dangers sont nombreux pour le bambi d’Amazonie.

Ma première biche en photo fut le fameux cariacou, aussi appelée biche des palétuviers. Seulement, ce que je ne vous dit pas, c’est que je n’ai pas fait exprès de la photographier !
En effet, nous étions sur l’estuaire d’un fleuve pour y observer les ibis avec quelques amis, et aussi tenter d’apercevoir le légendaire et très rare toucan toco. Un oiseau sur la berge attire notre attention à Hervé et moi. N’étant pas d’accord sur l’identité du volatile, nous prenons la photo alors que les collègues, eux se fichant royalement de notre débat scrutaient les alentours à la recherche de choses intéressantes à voir. La sortie se déroula, pleine d’ibis mais sans toucan. Une fois arrivé à la maison, Hervé me rappelle sur mon téléphone, tout excité. « Audric, tu as regardé tes photos de la sortie ? »

Je lui réponds que pas encore et il me dit : « ben regarde les photos du courlis tu vas être surpris » et puis raccroche. Je me demande alors si c’est bien un courlis que nous avons vu ? Je check un peu mes photos et là surprise, une biche apparaît. Bien nette, juste en lisière de forêt. Invisible à nos yeux, mais révélée par l’appareil. Magique. Subjuguant. Nos regards ont tous glissé dessus sans l’apercevoir.

biche & courlis

Odocoileus cariacou

Par la suite, j’ai eu l’opportunité de photographier plusieurs daguets rouges – Mazama americana sur le lac de petit saut, de manière étonnante, je n’en avais jamais vu autant en quelques jours à peine.

 

Quant au daguet gris – Mazama gouazoupira, le plus petit des trois cerfs guyanais, je n’ai pour l’instant pas eu l’occasion de le croiser.

+

Belizon

La forêt domaniale de Belizon se situe à quelques kilomètres avant Regina, sur la route du Brésil pour moi, le Kouroucien. Un ami y possède un camp en pleine jungle. Un endroit idéal pour y passer quelques jours. Tout confort (du moins, ce qu’on peut exiger en forêt, à savoir douche, gazinière, toilette …. ), ce lieu n’en est pas moins un spot privilégié pour y observer pléthore d’animaux rares ou non. Quand ça n’est pas les caciques qui vous réveillent, c’est que les singes hurleurs s’en sont déjà chargé. Et puis s’il fait trop chaud, autant aller faire un plouf dans la cascade, puisque la harpie vient régulièrement faire un arrêt dans l’arbre au dessous.

Et quand vient la nuit, alors grenouilles et ophidiens pointent leurs museaux pour mon plus grand plaisir.

Voila donc quelques images rapportées de mes deux derniers séjours là bas.