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Les vipères de l’amazone

Haaaa la vipère. Le grage, comme on l’appelle ici. Ce serpent est source de bien des fantasmes, malheureusement, souvent très négatifs. Il est vrai que les membres de cette famille d’ophidien sont dangereux, et potentiellement mortels mais ils sont loin d’être méchants, ni de mériter la réputation qu’on leur donne. Quand on regarde le nombre d’accident comparés au nombre de rencontre avec le grage, finalement, quand on se fait mordre c’est vraiment qu’on joue de malchance. J’ai croisé la route de plusieurs dizaines voir centaines d’individus, et quelques fois, mon pied s’est même posé à quelques centimètres de l’animal, mais je n’ai jamais été mordu. Paradoxalement, mon père, le lendemain de son arrivée sur le territoire s’est fait mordre, lors de notre première incursion en forêt primaire. Cela lui a finalement valu une belle frayeur et un séjour à l’hopital, mais aujourd’hui il n’en garde absolument aucune séquelle.

Le plus courant, et aussi le responsable de la plupart des morsures en Guyane est le Bothrops atrox – Grage carreaux ou grage fer de lance. En effet il s’adapte très bien à l’anthropisation du territoire, et se trouve donc dans les zones péri-urbaines voir urbaines. Un individu qui semait la panique a été récupéré par les gendarmes en plein Kourou il y a de cela quelques semaines. En tout, on compte six vipéridaes sur le plateau des Guyanes, et avec des moeurs bien différents. Du crotale des savanes, qui comme son nom l’indique, ne vit pas en forêt mais dans les savanes du littoral (un biotope par ailleurs en danger), au grage jaquot – Bothrops bilineatus, purement arboricole et vivant seulement en forêt primaire très peu impactée par l’homme, en passant par le mystérieux grage lichen – Bothrops taeniatus, vu une seule fois en Guyane par des herpétologues il y a bien des années, mais bien présent de l’autre coté du Maroni, au Suriname.

Voici donc les grages du plateau des Guyane :

Bothrops atrox – Grage carreaux ou grage fer de lance

Bothrops brazili – Grage petit carreaux ou grage orangé

Bothriopsis bilineatus – Grage jaquot

Bothriopsis taeniatus – Grage lichen (ces individus n’ont pas été trouvé en Guyane)

Crotalus durissus – Crotale des savanes ou serpent à sonnette

Lachesis muta – Grage grand carreaux ou maitre de la brousse

Quelques unes de ces photos, vous l’avez surement remarqué dans le copyright appartiennent à un collègue et ami, Vincent Premel. Je vous encourage à aller faire un tour surson site, il en vaut le détour : http://vincentpremel.com/

PS : Le titre est plus poétique que scientifique, le plateau des Guyanes n’est qu’une petite partie de l’Amazonie et il existe d’autres espèces de viperidés dans d’autres pays amazoniens.

 

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Pure

Allez, puisqu’on bosse là dessus pour l’asso, autant en faire profiter certains en avant première !

J’essaie de faire un maximum d’espèce de reptiles guyanais sur Fond Blanc histoire de mettre en valeur les critères d’identification de toutes ces bestioles fascinantes, voila un extrait des photos traitées ces derniers jours.

 

 

Toutes les photos sont miennes bien sur, le logo est juste celui de CERATO, l’Association Herpetologique de Guyane.

Pour information, les animaux sont capturés pour ce genre de clichés, dans la mesure du possible les photos sont prises sur place, et quand ça n’est pas possible les individus sont relachés au plus près de leur lieu de capture, sauf quand celui ci est dangereux pour le serpent (centre ville, zone industrielle …) dans ce cas le spécimen est relocalisé dans un milieu qui lui sera favorable.

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Parenthèse ophidienne

Notre projet vidéo nous prends pas mal de temps et d’énergie lors de nos sorties, sans parler de nos boulots respectifs et des diverses activités associatives… J’ai moins de temps à consacrer à ce blog. Mais on ne résiste pas à l’appel de la photo indéfiniment. Alors si un article un peu plus long est en cours de rédaction sur l’expédition de dix jours en forêt profonde avec une bande de potes, je me dis que ça ne va pas me couter grand chose de mettre des extraits de quelques séances photos volées au détour d’une après midi oisive (ou pas) Et puis parce que malgré le ciel dégagé et la météo qui tire au sec, on a quand même croisé quelques bestioles sympatiques.

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Birding at dry season !

De retour de vacances, je retrouve la saison sèche dans ma chère et tendre Guyane Française. Alors puisque l’heure n’est (pas trop) aux reptiles et amphibiens, je délaisse le macro pour monter le téléobjectif. Et c’est parti pour de l’ornitho 🙂

Avec déjà trois coches : le koulik, j’en rêvais depuis un petit bout de temps, et là on a pu l’observer pendant presque quinze minutes, avec en prime un groupe d’ariels qui passaient par là.  Malheureusement il n’a pas vraiment fait d’effort pour prendre la pose, contrairement à ses cousins. La deuxième ? ce sublime trogon à queue noire qui nous a fait rendu la vie difficile à le suivre de branches en branches. Et enfin ce manakin tijé, tout aussi magnifique, mais qui n’a pas (pour le moment) voulu nous montrer son plus beau profil.

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Je coche, tu coches, nous cochons …

La « coche » est l’un des objectifs du naturaliste, amateur, passionné, néophyte, éclairé, spécialisé …. On espère rêve tous de La coche. Celle qui nous pousse à sortir tôt le matin, qui nous fait nous coucher tard le soir … Il y a toute sorte de cocheur. L’opportuniste, le cocheur fou, le cocheur chanceux, le cocheur méritant, d’ailleurs, peut-on réellement mériter une coche ? Bon je m’égare revenons au début, à l’origine. Cocher, à la base, c’est inscrire une nouvelle espèce à la liste de animaux que l’on a pu observer. On inscrit une coche (check) dans le livre à coté du nom de l’espèce.

Pour le coup, je m’étais donné un objectif au niveau des serpents, cette année, en terme de coche pour me motiver à diversifier mes sorties, à rechercher plus spécifiquement certaines espèces qui me manquaient encore. J’ai pu en réaliser quelques unes et c’est à chaque fois une émotion particulière. Lorsque dans le faisceau de la lampe, la silhouette du serpent et les couleurs qui apparaissent indique qu’un s’agit une espèce nouvelle.

Ma dernière coche ophidienne était pour le coup assez inattendue et est venue ouvrir inaugurer un week end qui s’est révélée être très riche, dont vous pouvez trouver les photos dans l’article précédent. Mais ce Micrurus psyches méritait un article pour lui tout seul, tant pour sa beauté que sa rareté.

 

Le corail segmenté est un Elapidae dont le venin est potentiellement mortel. De la même grande famille que les cobras ou les mambas. Avec le Micrurus collaris – Corail obscure, il ne présente pas la livrée caractéristiques des corails du plateau des Guyanes, l’alternance d’anneau blanc, coloré et noirs en triade qui permet généralement de différencier les faux-corails des vrais. Cet individu mesure une quarantaine de centimètres.

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La route du marais

Il était une route, sinueuse et torturée. Un passage mystérieux qui frayait un chemin à ceux qui le veulent, au cœur de la forêt, par le sommet de la montagne, jusqu’au marais.

Je l’ai parcouru cet itinéraire. De nombreuses fois exploré les layons qui s’en échappent, pour fuir le goudron transpirant. Et la sylve de kaw m’a offert des kyrielles de surprises. De nombreuses coches et de belles observations ont été faites dans ces bois. Le week end dernier n’a pas fait exception.

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A lil’ jump … once again

Allez, une petite série sur le lac avec quelques observations pas piquées des hannetons 🙂
J’ai profité de la présence de mes parents en vacances, pour les amener sur le lac et on a eu le privilège de faire une ou deux rencontres assez inhabituelles, je vous laisse découvrir.

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Un petit saut pour le fleuve, un grand pas …

sunset 01 petit saut mars 2018

Haaa, le lac de petit saut, ses myriades d’îlots, ces kyrielles de troncs morts qui essaient de tendre encore un peu vers le ciel, écho lugubre de la majesté qui autrefois habitait cette forêt. Désormais noyée. Exécutée sur l’autel de la consommation énergétique d’une humanité égoïste et orgueilleuse.
Aujourd’hui devenu un haut lieu de l’observation animale, ce sanctuaire encore quelques peu préservé par endroit de l’impact nocif de l’orpaillage ou du braconnage. Je dis bien par endroit, puisque l’orpaillage illégal et ses conséquences sont bien présents sur le plan d’eau, mais heureusement pas partout.

Bref, ce refuge pour moi, pour nous, loin des bruits de la ville et de son agitation. Où nous avons maintenant nos petites habitudes lorsque nous nous élançons, poupe au vent à la rencontre de la faune sauvage. Une fois encore, les « classiques » étaient au rendez vous, avec une belle surprise tout de même, deux groupes de capucins blanc, une espèce de primate très rare dans le nord du département, pour tout dire ma première observation de ce singe.

Pour l’anecdote, des amis photographes s’étaient rendu pour la première fois sur le lac la semaine précédente et ils en sont revenus avec une série d’observations assez fabuleuse et photos hallucinantes. Cinq jaguars en trois jours, ce félin que j’ai déjà traqué avec des pièges photos mais dont j’ai vu la queue seulement via l’écran des caméras automatiques … Un boa canin en plein jour et d’autres trucs de folie. Bref, j’attendais donc à mon tour de croiser le félin mais ça n’a pas été pour cette fois. Il se fait encore désirer le bougre, même si la biche qui traversait m’a offert un bel ascenseur émotionnel je doit dire. La prochaine fois ?

 

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Biche, o ma biche !

Plusieurs espèces de cervidés bondissent dans la jungle guyanaise. Des proies de choix pour les prédateurs, du jaguar à l’homme, en passant par le caïman et l’anaconda. Les dangers sont nombreux pour le bambi d’Amazonie.

Ma première biche en photo fut le fameux cariacou, aussi appelée biche des palétuviers. Seulement, ce que je ne vous dit pas, c’est que je n’ai pas fait exprès de la photographier !
En effet, nous étions sur l’estuaire d’un fleuve pour y observer les ibis avec quelques amis, et aussi tenter d’apercevoir le légendaire et très rare toucan toco. Un oiseau sur la berge attire notre attention à Hervé et moi. N’étant pas d’accord sur l’identité du volatile, nous prenons la photo alors que les collègues, eux se fichant royalement de notre débat scrutaient les alentours à la recherche de choses intéressantes à voir. La sortie se déroula, pleine d’ibis mais sans toucan. Une fois arrivé à la maison, Hervé me rappelle sur mon téléphone, tout excité. « Audric, tu as regardé tes photos de la sortie ? »

Je lui réponds que pas encore et il me dit : « ben regarde les photos du courlis tu vas être surpris » et puis raccroche. Je me demande alors si c’est bien un courlis que nous avons vu ? Je check un peu mes photos et là surprise, une biche apparaît. Bien nette, juste en lisière de forêt. Invisible à nos yeux, mais révélée par l’appareil. Magique. Subjuguant. Nos regards ont tous glissé dessus sans l’apercevoir.

biche & courlis

Odocoileus cariacou

Par la suite, j’ai eu l’opportunité de photographier plusieurs daguets rouges – Mazama americana sur le lac de petit saut, de manière étonnante, je n’en avais jamais vu autant en quelques jours à peine.

 

Quant au daguet gris – Mazama gouazoupira, le plus petit des trois cerfs guyanais, je n’ai pour l’instant pas eu l’occasion de le croiser.

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Belizon

La forêt domaniale de Belizon se situe à quelques kilomètres avant Regina, sur la route du Brésil pour moi, le Kouroucien. Un ami y possède un camp en pleine jungle. Un endroit idéal pour y passer quelques jours. Tout confort (du moins, ce qu’on peut exiger en forêt, à savoir douche, gazinière, toilette …. ), ce lieu n’en est pas moins un spot privilégié pour y observer pléthore d’animaux rares ou non. Quand ça n’est pas les caciques qui vous réveillent, c’est que les singes hurleurs s’en sont déjà chargé. Et puis s’il fait trop chaud, autant aller faire un plouf dans la cascade, puisque la harpie vient régulièrement faire un arrêt dans l’arbre au dessous.

Et quand vient la nuit, alors grenouilles et ophidiens pointent leurs museaux pour mon plus grand plaisir.

Voila donc quelques images rapportées de mes deux derniers séjours là bas.

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Boa Constrictor

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La perle précieuse

Une petite perle dans la forêt, chantait, chantait chantait…

centro ponctué 04 kaw dec 2017

J’ai le plaisir de vous présenter, après tant de temps sans un petit article, la centrolène ponctuée (Hyalinobatrachium cappellei). L’une des « grenouilles de verre » guyanaises, tellement fragiles et transparentes que l’on peut voir au travers ! La prochaine fois que j’en croise, je vais tenter quelques expériences photographiques là dessus par ailleurs. Vous pourrez apercevoir sur l’une des photos justement, une partie de l’appareil digestif de l’un de ces magnifiques amphibiens.

Très discret puisque caché sous les feuilles, on les trouve généralement grâce à leur chant caractéristique qui nous permet de savoir qu’elles sont présents dans le coin. Après c’est un jeu de patience pour regarder sous chacune des feuilles environnantes jusqu’à la récompense.

centro ponctué 03 kaw dec 2017centro ponctué 02 kaw dec 2017centro ponctué 01 kaw dec 2017