Primates

 A chaque aube du monde recommencée, grimpeur inné perché là-haut dans la canopée des tropiques, le singe hurleur dit son respect à ceux de son clan. Etonnant cri répété par chacun des membres qui dit en substance : « Je suis vivant, je suis libre, nous sommes nombreux, je t’entends, je te capte, je te respecte, on va vivre ensemble aujourd’hui encore ». J’honore doublement ce singe hurleur. Pour la justesse de son acte qui transcrit l’humanité qui nous manque… Et pour ses qualités instinctives de grimpeur de haut niveau qui m’ont tant manquées dans les passages clé des voies d’escalade. Le singe hurleur est grand.

Michel Paccalet

 

Ce mélange d’agilité, de folie, de peur, de curiosité, de sagesse propre aux arpenteurs de la canopée me fascinera toujours. Mes expériences avec les singes sont nombreuses, toujours aussi marquantes. Je me suis fait pisser dessus par des capucins, jeté des branches par des atelles, mangé dans la main par des saïmiris. J’ai vu ces primates sauter de branches en branche, prendre la pose pour le photographe, faire résonner leur cri dans la forêt, tomber dans l’eau suite à une mauvaise réception, fuir un prédateur, porter leurs petits…

Les babounes, singes hurleurs roux : Alouatta Sinuculus

 

Les macaques noirs, ou capucins bruns : Cebus apella

Les kwatas, singes araignées ou singes ateles : Ateles paniscus

Le très rare Saki à face pale : Pithecia pithecia

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Les mignons saïmiris ou singes écureuils : Saimiri sciureus

Les tamarins mains jaunes, ou singes mains dorées : Saguinus midas